Amphion

Amphion

Quand j’ai vu l’amoncellement d’instruments – gongs, cloches, bols de bronze, pieds de chèvres, etc…- que Jean-Jacques voulait que j’assemble sur une console-sculpture démontable pour « La Ville Parjure » d’Hélène Cixious, je me suis sentie comme une fourmi qui devait organiser  l’engrangement pour une douzaine d’hivers à venir. En plus, Jean-Jacques, compositeur et musicien, avait une subtile identité de ferrailleur par rapport au spectacle, et la console devait refléter cette identité dans la nature de sa construction. Quoi de mieux que tous les petits bouts de tubes tombés dans la préparation des structures fonctionnelles (sérieuses ?) pour le théâtre, plus quelques outils trouvés comme des forêts géants dans les pérégrinations de notre ferrailleur. Le plus gros problème était de loger la harpe-roue de bicyclette (que je venais de terminer) dans l’ensemble. Travailler sur un tel projet était tout à fait dans l’esprit du Théâtre du Soleil, pour qui tout rêve par rapport à un spectacle à préparer mérite une attention appuyée et totale. J’étais là un sculpteur très chanceux.

Oeuvre conçue pour la pièce de théâtre: “La Ville Parjure” .

Installation d’une centaine d’instruments sur une sculpture démontable, dont cloches à vaches, de triangles, de grelots de l’Inde, de fouets indiens, de bols tibétains, d’objets de récupération, d’un fourchettophone, d’un louchophone etc. A été démonté depuis.