Le Danse-Tambour

Le Danse-Tambour

​Tambour à deux faces (MGA ou RNGA en tibétain), dont une face devrait être traditionnellement de cheval, l’autre étant forcément plus mince afin de donner deux registres différents à ce tambour qui était tenu par la manche et joué par le danseur qui le tenait. La tradition tibétaine exigeait aussi qu’une des surfaces (pour alourdir la peau et donner une note plus grave) soit couverte du sang d’un cheval ou de sang humain). N’ayant ni la peau ni le sang frais d’un cheval, nous avons monté ces peaux ensemble avec la peau d’un « broutard » (veau d’un an) et celle d’une chèvre pour le côté plus mince. Sur la peau du broutard, le sang frais d’un porc (encore d’une provenance miraculeuse) était versé afin d’accorder le tambour dans son registre bas. Ainsi, Jean-Jacques pouvait le brandir en le jouant à sa guise, en rappelant, comme il se devait, la présence magique et particulière de ce tambour de danse.

Oeuvre conçue pour la pièce de théâtre: “Et Soudain Des Nuits D’Eveil” .