Dogman

Dogman

Pour Dogman, les émotions qui m’inspiraient ne me semblaient pas adaptées à mes techniques de base. Je me trouvais dans une rage causée par la prédominance d’une force brute, les œillères imposées par l’intelligence – encore vrai aujourd’hui – et par mon désir de cette force par une autre, indéniablement phallique. Ce qui me rendait folle à l’époque continue aujourd’hui – et Dogman représente mon effort pour en venir à bout. Cette question est aussi en partie soulevée dans Woman as she should be (Femme comme il faut), une pièce en cuivre martelé qui précèda Dogman. 

Dogman demandait que j’articule mes perceptions de notre consumérisme matérialiste, qui nous conditionne comme des chiens Pavloviens et dont les effets sont abrutissants. Cela nécessitait la fabrication d’un modèle. En produisant Dogman, cette image de l’homme contemporain – brutal, phallique et aveugle – j’ai souhaité provoquer une réflexion capable d’entraîner une prise de conscience de leurs paramètres quant à notre monde contemporain, et donc contribuer à un changement intelligent, à la maîtrise même de ce changement.