Le Kang Ling (photo 1)
1 | 2 | 3

Le Kang Ling (photo 2)
1 | 2 | 3

Danse tambour (photo 3)
1 | 2 | 3 | 4

Danse tambour (photo 4)
1 | 2 | 3 | 4

Agrandir le plan
1 | 2 | 3 | 4 | map

Les instruments de musique

 

 

Le Kang Ling

L’os de la cuisse d’un guerrier tombé dans la bataille, ou celui d’une femme morte en couches: tel était le choix pour fabriquer le Kang Ling, une sorte de trompette morne avec une voix Claire sans aucun vibrato. Pendant les préparations du spectacle « Et Soudain des Nuits d’Eveil » (Hélène Cixious), j’écoutais dans l’atelier de musique des enregistrements de différents instruments du Tibet. Mon oreille était très attirée par le son du Kang Ling, un son descendu, il me semblait, du fin fond de l’univers. Quand j’ai dit à Jean-Jacques Lemetre, le compositeur, que c’était dommage que nous ne disposions pas d’un fémur pour fabriquer notre Kang Ling, il me répondit qu’il pourrait peut-être nous en procurer un. L’origine exacte du fémur tout vert qui est arrivé dans l’atelier provenait d’une origine inavouable. Quand enfin « l’instrument » était prêt, je l’ai donné à Jean-Jacques, curieuse d’entendre si le miracle allait se produire. Il y a posé ses lèvres et, par son souffle, le même son, sobre et profond, est venu nous donner la seule satisfaction qui compte : son très beau son, sa note longue, son appel morne… Donc, la beauté simple et parfaite.

Oeuvre conçue pour la pièce de théâtre: "Et Soudain Des Nuits D'Eveil" .