Les commandes publiques AA A

 


Expansion Potentielle

1978; Acier inoxydable; Hauteur : 11 mètres.

Site : Champs Roman, St. Martin d’Hères, Isère ( depuis 2005 : un rond point de Grenoble, Isère).

 

Aménagement  de la sculpture signal :             
La sculpture se lève d’un cône de terre planté avec les arbres à fin de former une cone d’arbres.
A une certaine distance du cône il y a une bague de terre un peu surelevé de terre plantait avec du romarin.
Dans le creux entre les deux est situé l’éclairage de la sculpture-signal.

La sculpture sert de signal d’entrée de la nouvelle zone Industrielle de St. Martin d’Hères.

  
Réaménagement  de la sculpture – signal vers 2005 sur un rond-point des voies express de Grenoble.

Les plantations ont été respectées dans la mesure du possible.

 

 

Quelle panique a présidée à la création de cette pièce !

Les organisateurs avaient exprimés le souhait d’avoir une œuvre « interactive », créée pour la nouvelle zone industrielle de St Martin d’Hères, tout à cote de Grenoble.  J’avais fabriquée une grande « baleine souriante » sur le nez duquel – il faut bien l’appeler ainsi – se trouveraient deux panneaux arrondis.  Par moment, ils serviraient de support à des dessins d’enfants.  Les panneaux ainsi complétés seraient ensuite remontés le long de la colonne afin que tout le monde puisse les voir, jusqu’au moment où un autre groupe d’enfants y créerait leur propres dessins – après avoir  précédemment blanchis les travaux antérieurs, bien entendu.  Des photographies serviraient d’enregistrement historique nécessaire à l’impact social entier du projet.  Comme pour tant d’autres intentions annoncées, il fut rapidement clair que tout ceci n’était que de la « frime », l’attention et l’entretien nécessaires représentant un effort que personne n’était prêt à assumer.

Comme tous les sculpteurs, l’idée de rater la commande m’a totalement paniquée.  Donc, afin de préparer un projet selon les critères imposés, qu’il faillait présenter trois jours plus tard, je me suis jetée dedans à corps perdu, travaillant sans idées, seulement le besoin de hauteur, et le concept que cette pièce devait « signaliser » une des deux entrées de la nouvelle zone industrielle.  Cette pièce était imbriquée dans la notion d’une expansion industrielle.  Elle rejoignait mon idée de « tubes coudés », quoique les courbes imposées pour cette pièce étaient de loin plus grandioses que tout ce que pouvaient m’offrir des éléments industriels préfabriqués. 

Le fait de fabriquer cette œuvre avec l’aide de deux personnes hautement qualifiées de la société NEYRPIC, à l’intérieur d’une énorme usine à moitié vide, fut une expérience d’apprentissage en soi.  J’avais soigneusement préparé tous les plans et j’avais obtenu les matériaux de base, des tubes d’acier inox de 20 centimètres de diamètre, courbés au différents angles nécessaires.  Ceux-ci composaient les grands éléments horizontaux car ils s’étalaient vers l’extérieur à partir de la colonne centrale quadri-tubulaire avec ses pièces triangulaires insérées.  Le travail de soudure nécessaire à ces insertions a été vraiment très long!

Donc j’ai passé les pinces, et j’ai mesuré les longueurs à utiliser, là-haut sur l’échafaudage, les deux compagnons ont soudés les segments déjà terminés par terre.  Seul l’assemblage des deux morceaux entrelacés de la tête de cet ange industriel nécessitait mon expertise personnelle.  C’était la seule partie de la sculpture pour laquelle je ne pouvais pas dessiner des plans.  Curieusement, cela s’est avéré tout à fait faisable physiquement.  La mettre en place toute seule a aussi servi de contre-pied au rôle inévitable d’apprentie telle que j’était obligée de le subir dans ces circonstances.